La maladie de Lapeyronie : généralités, traitements, injections de PRP et d’acide hyaluronique

La maladie de Lapeyronie (ou induration plastique des corps caverneux) est une affection bénigne caractérisée par la formation de plaques de tissu fibreux (cicatriciel) sous la peau du pénis, au niveau de l’enveloppe entourant les corps caverneux. Cette fibrose entraîne une déformation du pénis (courbure, rétrécissement, raccourcissement) lors de l’érection, parfois accompagnée de douleurs.

Elle touche environ 3 à 9 % des hommes, le plus souvent après 40 ans, mais elle peut survenir à tout âge adulte. Elle n’est ni contagieuse, ni cancéreuse.

Traumatisme : micro-traumatismes répétés du pénis en érection (rapports, activité sportive) entraînant une cicatrisation anormale.

Facteur génétique : une prédisposition à la fibrose (terrain génétique, maladie de Dupuytren associée dans certains cas).

Autres facteurs : diabète, tabac, troubles vasculaires, certains traitements peuvent favoriser son apparition.

Traitements médicamenteux

Utile en phase aiguë pour réduire la douleur ; efficacité limitée sur la courbure. Certains traitements oraux (anti-inflammatoires, tadalafil) ou injections locales (vérapamil, collagénase, PRP, acide hyaluronique) peuvent être proposés par le médecin selon les cas.

Traitements non chirurgicaux spécialisés

Injections de collagénase de Clostridium histolyticum, vérapamil, collagénase, PRP (plasma riche en plaquettes), acide hyaluronique. Ondes de choc ou dispositifs de traction/vacuum, pouvant limiter l’aggravation de la courbure chez certains patients.

Chirurgie

Réservée aux formes stables et gênantes (courbure importante, rapports impossibles) : plicature (raccourcissement du côté opposé à la courbure) ou greffe (allongement du côté rétracté), parfois associée à une prothèse pénienne en cas de troubles de l’érection.

Accompagnement

Écoute, information et accompagnement psychologique si besoin : l’impact sur la vie intime et l’estime de soi ne doit pas être négligé.

Quand consulter ?

Il est conseillé de consulter un urologue dès l’apparition d’une douleur, d’une déformation ou d’une gêne lors de l’érection. Un diagnostic précoce permet de mieux orienter la prise en charge, notamment pendant la phase aiguë.